"Vivre le temps? pourquoi le temps passe sans que la vie puisse y passer?" Se dit elle, en regardant sa montre.
"Cela fais 323 mois que le temps avance depuis mon arrivée. Mais combien de temps ais-je vécu?
Il me reste 7 mois de temps. Mais combien a vivre?" Se dit elle, la mâchoire contractée.
"Cela fait 20 minutes que je réfléchis sans faire attention à ce que je lis. Es ce une perte de temps?"Se dit elle en relisant Sénèque.
"Cela fait 125 mois, que j'ai arrêté de vivre. Pourquoi le temps ne s'arrête pas avec la vie?" Se dit elle, les yeux au ciel.
"Cela fait 32 mois,que j'essaye de détruire le temps par le simple désir. Pourquoi, alors ai-je pensé toute mon existence que le temps été une illusion?" Se dit elle, en soupirant
"Cela fait au moins 180 mois, que j'essaye de construire. Alors, pourquoi détruire quand la fondation est solide?" Se dit elle, en pleurant.
"j'aurais achevé mon temps au bout de 330 mois de passage, quelques mois de vie et de regrets, et moins d'une minute de soulagement. Pourquoi, tant de temps vide?" Se dit elle, en respirant de nouveau.
Vivre dans l'objectif du soulagement? Savoir vivre, pour savoir mourir? Apprenez moi à soulager le temps." Se dit elle, en regardant l'inscription sur son mur:"non fui, non sum, non curo*"
*je n'existais pas, j'ai existé, je n'existerais plus.
Elle mérite la peine la peine de mort et voudrait l'euthanasie.
Photo personnelle.
mardi 2 septembre 2008
courte vie pour perte de temps
samedi 9 août 2008
Voir, revoir,imaginer.

Elle ne voit plus, il fait noir.Elle est perdue,elle a les yeux ouvert pourtant elle ne perçoit plus rien.
Plus de passé, plus d'avenir, rien que du présent, un présent étouffant, pesant.
Elle ne sent plus rien, elle est allongée sur le dos, le tête légèrement relevée. Elle ne peut pas bouger, pourtant rien ne semble bloquer ses mouvements.
Elle vit dans le petit néant de l'esprit.
Comment en sortir? Comment faire apparaitre un passé? Comment imaginer un futur?
Déjà ou est elle? Qui est elle? Est elle vivante?
Un son strident va doucement la guider, un son extérieur, un cri, un cri de douleur mais un cri de vie. Elle respire, oui, elle vient de sentir son cœur faire un bond. Quelle merveille! Elle a un cœur!
Elle se souvient, elle est une fille, elle avait une vie.
Ou est elle dans cette vie? Es qu'elle est encore jeune? Es qu'elle est intelligente? Es ce qu'elle aime des gens? Es qu'on l'aime? Qu'est qu'elle aime?
Elle touche doucement ses yeux, pour sentir son regard, les souvenirs de ses yeux. Quand elle appuie dessus elle aperçoit une tache. Oui, dehors ,la lumière! quel heureux souvenir! la lumière, le soleil, la caresse de la chaleur sur son visage. On est en été! oui, il fait chaud. Sa main avait touché quelque chose de rugueux, et elle entendait des sons mélodieux. Elle était assise, dans la lumière, elle écoutait de la musique et ses yeux voltigeaient sur un monde imaginaire. Elle lisait. Oh, oui elle aime lire, elle avait même partageait un livre avec un Homme. Un homme. Elle se souvient de lui, mais cela la rend nerveuse.
Pourquoi?
Elle se souvient de son regard, il etait paniqué. Elle était assise sur le rebord d'une fenêtre. Pourtant celle ci n'est pas familière, non car cette homme n'est pas de sa famille. Il aime lire, et elle se souvient qu'elle lui parlait. Il écoutait. C'est un homme qui écoute. Il la entendu sur la fenêtre. Elle ne va pas bien, elle voulait sauter.
Elle est donc a l'hôpital dans un lit.
Elle a un passé et même un présent car elle sent ses doigts sur son visage. Elle se dit, que bientôt quand elle aura un passé complet, elle pourra avoir un futur. Revoir la lumière, ressentir, comprendre, être avec des gens qu'elle aime et qui l'aime. elle en est sure il y a des gens qui l'aime. Elle sera au bords de l'eau, à coté d'un Homme intelligent qui lui parlera, lui fera des sourires, elle sentira le vent, la pluie, la chaleur, le froid, elle sera bien.
pourquoi chercher son passé, si ce n'est pour imaginer la suite? La suite, il y en aura une.
Une merveille.......
photo personnelle
elle mérite la peine de mort et voudrait l'euthanasie.
dimanche 27 juillet 2008
Le malheur de l'oiseau

Je suis dans la rue, il est maintenant 13 h00, je mange mon dernier repas.
Je suis terriblement angoissé car je ne devrais pas être là , non, depuis une heure déjà j'aurais du "m'envoler".
J'ai dans la main le reste de monnaies de mon déjeuné, argent que je n'aurais jamais du avoir. Mais je me laisse guider par la faim et la fin, savourant le gout savoureux des aliments et de la vie.
J'observe comme pour dire "adieu", je ne veux rien rater de ce qui se passe autour de moi.
Une brise légère me caresse le visage, comme la main d'un être proche, les feuilles des arbres tremblotent, et beaucoup de personnes passent sans même regarder tout se qui est merveilleux autour d'eux, comme si ils avaient tellement le temps devant eux, que savourer ne servait a rien. Pourtant devant moi, sur une petite place, une chose extraordinaire se produit. A l'ombre, a l'abri de la chaleur, un homme d'une quarantaine d'années joue, avec un petit garçon d'à peine 4 ans, au ballon. Ils se font des passes, l'homme souriant, et le petit garçon très concentré. Ils sont habillés a peu près de la même façon: un jean, un tee-shirt, des baskets, et une casquette.
Tout deux,n'arrêtent pas de courir. Tout en continuant à jouer, ils commencent à éclater de rire, comme ça sans raison, mais de façon si spontanée que cela me fais rire aussi. Le ballon s'immobilise, le petit garçon se jette dans les bras de l'homme qui le soulève avec légerté et tendresse. Ils se font un câlin avec le plus d'intensité possible pour "savourer" ce moment. Il ne semble plus y avoir de limite dans leurs amours. Ils ont décollé dans la volupté.
L'envol, ce n'est qu'un plaisir auquel on ne peut pas avoir accès, l'illusion d'être légère.
Je ne suis pas un oiseau et mon malheur créera l'apesanteur.
elle mérite la peine de mort et voudrait l'euthanasie.
Photo personnelle.
dimanche 6 juillet 2008
suicide agonisant

Elle sent dans ses cheveux, un souffle d'air frais, un rayon du soleil lui caresse le visage, elle a déjà la sensation étrange que son corps n'est plus là.
Elle voit de petits personnages, pas plus haut qu'un stylo en dessous de ses pieds. Elle gémit, se plaint avec le peu de sincérité qui lui reste.
Elle sent son âme, comme un couteau qui traverserais sa chair. Elle n'a plus d'esprit, elle ne pense plus, elle est déjà inanimé, elle voit son corps étalé sur le sol, à coté du petit buisson ou elle a prit soin, avant de monter, de déposer une petite feuille en train de mourir
.Elle a déjà oublié la présence d'un être de confiance, elle a déjà oublié son nom. Elle ne pense plus au monde, non, il n'y plus personne, il n'y a jamais eu personne.
Ses mains, dernière accroche de vie, semblent abandonner à leur tour, elles glissent et elle, elle ne peux que constater que son orgueil est la seule chose qu'il lui reste.
Elle qui avait tout prévu, elle qui savait ce qu'elle allait ressentir,elle qui vient de déraper à son propre contrôle, elle qui sait que quelque soit l'issu elle est en train de faire souffrir.
Des regrets? Peut être, mais enfouis derrière une détermination aveuglante.
Plus de bruit autour d'elle, juste un appel, un appel au secours.
Elle voit la porte fenêtre, la ou elle aurais du être, juste en face d'elle, elle est entrouverte.
Une main qu'elle ne reconnait pas tout de suite lui attrape la bras, avec une grande intensité et une impatience à toute épreuve. Cela ne la surprit pas mais lui donna un point de rebond dans ses idées. Oui c'est vrai, elle veut se suicider, elle ne s'en souvenait plus. Oui c'est vrai, elle n'est pas seule.
Mais c'est finit, son suicide est en train d'agoniser.
Alors elle dit tout simplement,"je suis morte mais pas pour vous". L'agitation reprend son tour dans le cœur.
Elle voit le regard du "tueur de suicide", un regard qu'elle n'aurait pas du oublié. C'est comme un soulagement, qu'elle voit dans ses yeux, le soulagement de pouvoir encore regarder.
Un regard mutuel, ou le suicide ne peut pas se glisser.
Petit message écrit sans relecture de la main d'une ressuscitée.
photo personnelle.
samedi 14 juin 2008
chasser ses démons
Il en ai sur, il y a un monstre sous son lit.
Déjà il a remarqué, comme un grognement, puis un tremblement.
Cela fait une semaine qu'il en est certains, mais personne ne veut le croire, ni ses parents, ni ses amis a l'école(il sait que les parents mentent, comme pour le père noël et la petite souris, ils protègent d'une peur), ni son professeur,et ni sa peluche préférée qui reste de marbre. Tout le monde est contre lui, pourtant, il court un grave danger, à rester dans la même pièce que ce monstre.
Il ne sait pas a quoi il ressemble, et redoute le moment ou il viendra le dévorer. Il ne dort plus, et en profite quand il ne panique pas pour échafauder un plan, un plan de secours. Il se renseigne longuement sur toute les sortes de monstres, et il a peur de savoir celui qui se cache en dessous de son lit. Il étudie comme les grands enquêteur la psychologie de ceux ci, et en a conclu, que celui la ne devrais pas être un gentil.
C'est la nuit, moment le plus terrifiant pour lui, sa mère éteint la lumière dans le couloir, celle qui fait peur aux monstres. Elle est contre lui, elle a vu le danger, elle a vu son angoisse, mais ne chasse pas le démon(peut être a t'elle peur aussi!). Elle le connait bien son petit garçon, elle a bien vu ces rituels la nuit, et la même renseigné sur un sujet qu'elle appelle "fictif" ou "imaginaire". Elle le sait, elle en a conscience, mais ne le voit pas comme "possible".
Les monstres ça existe! Tout le monde le sait!
Une semaine c'est long sans dormir, alors ce soir il sombre quand même dans le sommeil. Il est dans une grande forêt, bien évidement il fait encore nuit. Cette foret, il la connait, il y va tout les dimanche avec son grand père. Il est poursuivit par ce monstre, il l'a suivi jusqu'ici. Son plan est trop ambitieux, et il ne le met pas en place, non, il préfère fuir, oui, car c'est un petit garçon. Il court(il ne se doute pas de ses compétences athlétiques), il court, il entend ces grognements, il voit ces dents se rapprocher de lui. Il a les baskets qui courent vite pourtant! Il lance des petits cris d'appels, des "boooo" pour effrayer son adversaire. Il trébuche sur une racine, il ne peut plus se relever, si personne ne vient le sauver, il finira dévorer par "son monstre". Il y a une très belle femme devant lui, elle est si calme alors qui lui est si nerveux. Il ne fait plus attention au danger, il sent que la protection est arrivée. Le monstre essaye de se jeter sur lui mais il n'a pas peur, il lui tient tête. Il le regarde droit dans les yeux et sort sa petite lampe de poche, le pointe dans sa direction et est près a l'utiliser pour se sauver. Comme tout les monstres , il est têtu et ne recule pas face à ce faisceau lumineux menaçant. Cette femme certainement, "chasseuse de monstres" arrivent comme par magie a le faire fuir. Il n'a pas eu le temps de voir et se jette immédiatement dans ses bras.
Il se réveille, ça y est plus de monstre! Sa mère ne la pas sauvé, mais il sait maintenant qu'il a trouvé une personne qui le comprend.
rire amical

Elle éclata de rire!
Rien autour d'elle n'avait pu la faire sourire, d'autant plus que nous parlions sérieusement, avant ce coup surprenant.
Elle se calmait brutalement, nous laissant reprendre cette discution importante à propos du diner.
Elle s'était mise a l'écart sur un chaise adossée sur le vaisselier. Nous, nous étions autours de la grande table familiale, là, ou quand il y avait une décision a prendre , nous nous réunissions. Elle restait tête baissée refusant de donner son avis.
Quand nous eûmes finis , nous nous levâmes soulagés. On proposa qu'elle raccompagnait la grand mère dans sa chambre. Elle sourit, se leva, prit cette femme sous son bras et s'éloignait. On entendit la porte claquer et elle reparu le visage ouvert.
Nous nous installâmes près de la cheminé qui ornait le salon. Une discution s'engageait autour d'elle et de son éclat de rire. Elle restait silencieuse, les sourcils froncés et nous dévisageant de son regard perçant.
Comme si elle fut offensée, elle se mit dos a nous, prenant un livre sur la petite table ou reposée un lampe. Pendant près d'une heure, on entendait les pages se tournaient, quand enfin elle pivota vers nous, les larmes aux yeux, présentant la couverture de son livre: une simple feuille cartonnée d'un blanc vieilli et qui avait comme titre "souvenir d'une amitié".
samedi 7 juin 2008
expédition du quotidien

Dans une campagne magnifiée, je suis dans un bus.
Le ciel est bleu, rouge orangé et parfois gris.
A l'intérieur toujours les mêmes mines attristées par la dur et inconcevable journée. Je peux remarquer que certains lisent, écoutent de la musique ou finissent leurs nuits. D'autres semblent songeur, ou discutent.
Le temps coutumier du trajet me semble de plus en plus court.
J'arrive dans un lieu à l'apparence close et qui manifestement ne changera pas: toujours ces grands hôpitaux, ces voitures, ces trottoirs et cette station de voyage quotidienne.
Je pénètre dans un wagon ,ou tous se pressent pour avoir une place assise. Au dessus de tout, je parcours un champs de bâtiments lessivés par le temps. J'apprécie en toute circonstance la lumière changeante et défilante.
Je sors de mon sac, un livre, une feuille, un dictionnaire ou encore un cahier pour m'échapper des regards du monde. Je suis toujours surprise, quand je descend sous terre car mes écrits changent d'aspect, et il me faut alors me reconcentrer de manière différente.
Les appliques murales donne un teint nonchalant au monde.
Je peux voir mon reflet dans les vitres et ainsi vérifier mon allure.
Tout se ressemble et si ma mémoire ne me fais pas faillite je peux me diriger.
Enfin, je sors de terre pour respirer l'éden des biens vivants. Je me déplace dans une large rue, et passant devant un café je ne peux m'empêcher de tourner la tête. Il y a toujours un peu plus loin un homme de petite fortune, debout fumant une cigarette, dévisageant les passants qui ose le soutenir du regard. Il a l'air plutôt gentil, malgré sa paranoïa apparente. Une bonne odeur familière arrive dans mes narines, je suis arrivée, avec le sentiment protecteur d'être là où il faut.
photo personnelle
